Des Intelligences vivantes pour les collectivités et les territoires
Comment continuer à comprendre un territoire lorsque ses problèmes évoluent plus vite que les études que l’on produit sur lui ? Économie, métiers, tourisme, santé, vieillissement, climat, mobilités, solidarités ou intelligence artificielle sont désormais liés et évoluent en permanence.
EVALIR propose de construire autour de ces enjeux des Intelligences vivantes : des dispositifs de connaissances capables de conserver ce qui a déjà été appris, d’intégrer ce qui change et d’explorer plusieurs futurs possibles.
Les territoires ne manquent pas d’informations. Ils manquent parfois de continuité.
Les collectivités disposent déjà de nombreux matériaux : diagnostics, observatoires, données publiques, études, schémas, projets de territoire et retours d’expérience. À cela s’ajoute une connaissance beaucoup moins visible, détenue par les agents, les élus, les entreprises, les associations, les professionnels et les habitants. La difficulté n’est donc pas toujours de produire davantage d’informations, mais de relier ce qui existe, conserver ce qui a été appris et actualiser la compréhension lorsque le contexte change.
Lorsqu’une nouvelle question apparaît, la réponse consiste encore souvent à lancer une étude ou un diagnostic supplémentaire. Quelques années plus tard, une partie de la connaissance accumulée est dispersée, les acteurs ont changé et le raisonnement doit recommencer. L’Intelligence vivante cherche au contraire à construire une capacité de connaissance qui demeure active dans la durée.
Une succession d’études
Un problème apparaît, une étude est lancée et un rapport est produit. Il peut être excellent, mais il constitue une photographie à un moment donné. Lorsque la situation évolue, il faut retrouver les sources, réinterroger les acteurs et parfois reconstruire une partie du raisonnement.
Une capacité qui s’enrichit
Les connaissances acquises restent disponibles et peuvent être rapprochées de nouvelles données, des retours du terrain et d’une veille continue. Le territoire ne repart plus systématiquement de zéro : il enrichit progressivement ce qu’il sait et peut réexaminer ses hypothèses.
Une Intelligence construite autour d’un enjeu réel
Une Intelligence vivante n’est pas une plateforme générique que l’on installe avant de savoir à quoi elle servira. Elle se construit autour d’une question importante : un problème économique, social, touristique ou environnemental, une transformation à anticiper, une politique publique à éclairer ou encore une évolution des métiers et des compétences.
Selon le besoin, elle peut mobiliser des documents et des données existantes, des recherches extérieures, les connaissances des acteurs locaux, de la veille, des analyses, de la prospective et de la simulation. L’intelligence artificielle intervient lorsqu’elle permet de mieux rechercher, relier, comparer ou explorer. Elle est un moyen, pas le point de départ.
Des Intelligences différentes selon les besoins du territoire
Il n’existe pas une Intelligence territoriale universelle. Une communauté de communes peut souhaiter approfondir les métiers et compétences de demain quand une autre travaillera sur son modèle touristique, le vieillissement, la santé, l’attractivité ou la résilience. C’est précisément l’intérêt de l’approche : construire l’Intelligence autour du problème réellement rencontré.
Ce que permet une Intelligence vivante
Organiser ce qui est déjà connu
Réunir les ressources utiles, identifier les sources importantes et conserver la mémoire des études, projets, décisions et expériences déjà menés sur le territoire.
Croiser des connaissances dispersées
Faire dialoguer données, documents, recherches, connaissances professionnelles et expérience locale afin de faire apparaître des relations qui restent invisibles lorsqu’on traite chaque information séparément.
Intégrer les connaissances des acteurs
Une partie importante de ce que sait un territoire appartient aux personnes et aux réseaux. Agents, élus, entreprises, associations et habitants peuvent apporter des connaissances absentes des bases documentaires.
Maintenir une veille utile
Repérer les évolutions réglementaires, économiques, sociales, technologiques ou environnementales et surtout comprendre ce qu’elles peuvent modifier concrètement pour le territoire.
Explorer plusieurs futurs
La prospective permet d’examiner plusieurs évolutions plausibles plutôt que d’attendre qu’une transformation soit devenue certaine et qu’il soit trop tard pour s’y préparer.
Éprouver des hypothèses
Une rupture, une décision ou une tendance peut être examinée dans plusieurs scénarios afin d’identifier ses conséquences possibles, les vulnérabilités qu’elle révèle et les signaux qu’il faudra ensuite surveiller.
De la veille à la prospective, puis retour au réel
La différence essentielle avec une étude figée tient à la boucle d’apprentissage. La veille fait apparaître de nouveaux signaux ; certains conduisent à réexaminer les hypothèses ou à construire des scénarios ; ces scénarios font à leur tour apparaître des indicateurs à surveiller. L’Intelligence se corrige alors progressivement au contact du réel.
Des questions très concrètes pour une collectivité
L’intérêt d’une Intelligence vivante apparaît lorsqu’elle est appliquée à une question suffisamment précise pour devenir opérationnelle, mais suffisamment importante pour mériter d’être suivie dans la durée.
Compétences et métiers
Quels métiers notre territoire devra-t-il posséder dans cinq ans ? Quelles compétences vont se raréfier, lesquelles devront être développées et que changera l’intelligence artificielle ?
Tourisme
Comment notre modèle touristique peut-il évoluer sous l’effet du climat, des mobilités, de nouvelles clientèles et de nouvelles pratiques de séjour ?
Vieillissement et services
Quels besoins de santé, d’accompagnement, de mobilité ou de solidarité apparaîtront si la structure démographique du territoire continue à se transformer ?
Développement économique
Quelles évolutions technologiques, énergétiques ou professionnelles peuvent fragiliser certaines activités et en faire émerger de nouvelles ?
Intelligence artificielle
Quels métiers, services publics et organisations locales seront réellement modifiés, et quelles compétences humaines devront au contraire être renforcées ?
Crises et résilience
Quelles dépendances ou vulnérabilités devons-nous comprendre avant qu’un événement climatique, économique, sanitaire ou social ne les révèle brutalement ?
Exemple : quels métiers et compétences pour le territoire demain ?
Une étude peut dresser la liste des emplois actuels et des difficultés de recrutement. Une Intelligence vivante peut conserver cette photographie, mais aussi la relier aux départs prévisibles, aux formations disponibles, aux projets économiques, aux transformations technologiques et à la veille sur les métiers.
Elle peut alors poser une question plus stratégique : quelles capacités voulons-nous que notre territoire possède demain ? Certaines devront être recrutées, d’autres transmises, développées localement ou partiellement automatisées. C’est ici que l’Intelligence territoriale rejoint naturellement le travail d’EVALIR sur le management des connaissances et des compétences.
Une aide à la compréhension, jamais une machine qui décide
Une Intelligence vivante n’a pas vocation à prendre une décision publique à la place d’un élu, d’un agent ou d’un professionnel. Elle sert à retrouver les connaissances disponibles, identifier ce qui manque, rendre visibles les incertitudes, confronter plusieurs hypothèses et mieux préparer les questions qui devront être arbitrées.
La distinction est fondamentale : l’IA peut augmenter la capacité d’analyse ; elle ne transfère pas la responsabilité de la décision. Les scénarios ne sont pas des prédictions et les hypothèses restent des hypothèses tant qu’elles n’ont pas été confrontées aux faits et aux acteurs concernés.
Une partie de la connaissance du territoire n’est écrite nulle part
Pourquoi un projet ancien a-t-il échoué ? Quelle association connaît réellement une population difficile à atteindre ? Quel agent détient la mémoire d’un dossier complexe ? Quelle entreprise locale pourrait répondre à un besoin nouveau ? Pourquoi deux communes voisines abordent-elles différemment une même question ?
Ces connaissances situées ont souvent autant d’importance que les données formelles. Une Intelligence territoriale doit donc pouvoir rapprocher la connaissance documentée et la connaissance vivante des personnes, des métiers et des réseaux.
La connaissance territoriale est multiple
Elle se trouve dans les études et les bases de données, mais également dans l’expérience d’un agent, les pratiques d’une association, la mémoire d’un élu, les relations d’une entreprise avec son environnement ou les usages quotidiens des habitants.
Une Intelligence vivante cherche précisément à éviter que ces différentes formes de connaissance restent séparées.
Il est possible de commencer par une seule question
Il n’est pas nécessaire de créer immédiatement une vaste Intelligence couvrant l’ensemble du territoire. Une première réalisation peut porter sur un domaine précis, une transformation à anticiper ou un problème particulièrement important. Cette Intelligence initiale permet de tester l’approche avec les acteurs concernés, puis de l’enrichir progressivement ou de la relier à d’autres Intelligences.
Cette progression permet d’éviter les grands projets technologiques conçus avant les usages. Elle part au contraire d’une question réelle et construit seulement les connaissances, la veille et les outils réellement nécessaires pour y travailler.
Trois façons de travailler avec EVALIR
Conférence
Une conférence permet aux élus, directions et partenaires de comprendre pourquoi l’IA, la veille et la prospective transforment la manière dont un territoire peut organiser ses connaissances et anticiper ses transformations.
Formation ou atelier
Les participants peuvent travailler directement sur une question du territoire : quelles sources mobiliser, quels acteurs associer, quels signaux surveiller et quels scénarios explorer ?
Créer une Intelligence vivante
EVALIR conçoit avec la collectivité ou ses partenaires une Intelligence adaptée à un enjeu prioritaire, puis organise son enrichissement. Elle peut commencer sur un périmètre limité et évoluer avec les questions qui apparaissent.
Deux offres territoriales complémentaires
EVALIR distingue volontairement deux approches. Elles peuvent être utilisées séparément ou se rejoindre lorsque les transformations du territoire ont des conséquences directes sur les métiers et les compétences de la collectivité.
Ce que l’organisation sait et devra savoir
Cette offre porte sur les connaissances des agents, les compétences critiques, les savoir-faire tacites, les départs, la transmission, la transformation des métiers et l’anticipation des compétences futures.
Ce que le territoire doit continuer à comprendre
Cette approche part d’un enjeu économique, social, culturel, touristique, environnemental ou prospectif et construit une capacité durable pour suivre ses transformations et explorer plusieurs futurs possibles.
Explorer les approches EVALIR
Quelle question votre territoire devrait-il continuer à travailler dans les prochaines années ?
Le point de départ peut être un problème actuel, une transformation que vous pressentez, un enjeu de compétences, une difficulté économique ou sociale, une question touristique ou environnementale, ou simplement un sujet sur lequel les informations existantes ne suffisent plus à éclairer les choix.
Nous pouvons commencer par une conférence ou un atelier, explorer un premier sujet avec vous, ou concevoir directement une Intelligence vivante destinée à l’accompagner dans la durée.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une Intelligence vivante EVALIR ?
C’est un dispositif construit autour d’une question ou d’un domaine, qui organise les connaissances disponibles et peut intégrer les connaissances des acteurs, de la veille, des analyses, de la prospective et des simulations. Sa particularité est de pouvoir évoluer lorsque de nouvelles connaissances apparaissent.
Est-ce simplement un chatbot territorial ?
Non. Une interface conversationnelle peut éventuellement faciliter l’accès aux ressources, mais elle n’est pas l’Intelligence elle-même. L’essentiel réside dans la constitution, l’organisation, la qualification et l’évolution des connaissances mobilisées.
Faut-il disposer de beaucoup de données ?
Non. Une Intelligence peut commencer avec un corpus limité de documents, de recherches et de connaissances détenues par les acteurs. Le périmètre dépend de la question posée et peut être progressivement enrichi.
Une Intelligence vivante peut-elle servir à la prospective ?
Oui. La veille peut faire apparaître des tendances, des incertitudes ou des signaux faibles. Ceux-ci peuvent alimenter plusieurs scénarios, dont les conséquences et les indicateurs précurseurs sont ensuite examinés.
Peut-on commencer sur un seul enjeu territorial ?
Oui. C’est même souvent préférable. Une question suffisamment importante et suffisamment circonscrite permet d’éprouver l’approche avant d’étendre éventuellement l’Intelligence à d’autres sujets.